Description du produit
LA COLLECTION
La collection « Les mots des musées du Tarn » est une initiative de la Conservation départementale du Tarn pour présenter de manière originale les quatre musées départementaux et permettre aux visiteurs de poursuivre au gré des mots et des images la découverte de la maison littéraire du Cayla, du Musée départemental du Textile de Labastide-Rouairoux, du Musée-mine départemental de Cagnac-les-Mines ou de l’Abbaye-école de Sorèze.
LE LIVRE
L'histoire de l'Abbaye-École de Sorèze s'étend sur 12 siècles. L'abbaye bénédictine, de fondation royale carolingienne, est érigée au pied de la Montagne Noire dans un lieu marécageux près de la rivière du Sor. Les monastères bénédictins, en tous temps et dans tous les pays, ont été des foyers d'études. L'école, près de l'abbaye, est ouverte aux jeunes enfants de la cité et les religieux leur enseignent à lire, à écrire et à prier. Au XVIIe siècle après la reconstruction de l'abbaye, les religieux de Saint-Maur ouvrent une école, appelée séminaire et accueillent les jeunes hommes les moins fortunés de la province.
Dom de Fougeras, éducateur d'avant-garde, met en place un plan d'études très novateur lors de la réouverture de l'école en 1757. L'enseignement dispensé, moins tourné vers les langues anciennes, associe la discipline nécessaire au futur cadet et les exercices destinés à former un parfait gentilhomme. Érigée au XVIIIe siècle en École royale militaire par le roi Louis XVI, les futurs cadets du royaume viennent à Sorèze pour recevoir une instruction et une éducation de qualité.
Ce plan d'études a perduré au XIXe siècle. Le père Lacordaire, hanté par les difficultés rencontrées par la jeunesse, maintient les méthodes de ses prédécesseurs, l'enrichissant de ses propres expériences.
Au XXe siècle l'École de Sorèze, établissement de droit privé depuis la suppression des écoles royales militaires en 1793, est sous contrat
d'association depuis 1961. Les portes de l'établissement scolaire ont fermé en 1991.
Classée Monument Historique en 1988, l'Abbaye-École se veut garante des valeurs qui ont fait connaître, bien au-delà des frontières locales, régionales et internationales, une abbaye et une école dont la devise peut se dire, en ce début du XXIe siècle, Sorèze, l'intelligence et la mémoire d'un lieu.
A partir d’extraits des écrits de l’écrivain Jean Mistler, ancien élève de Sorèze au début du XXe siècle et de la mise en place d’une exposition temporaire des œuvres du peintre anglais, Colin Painter, qui dresse des portraits des élèves qui se sont succédé au cours des siècles, ce livre propose une visite de la célèbre école, faisant une large place à l’image, en favorisant une approche littéraire du lieu. C’est aussi l’occasion de présenter les diverses étapes de sa restauration et sa transformation en musée depuis la fin des années quatre-vingt dix.
Auteur
Brigitte Benneteux, conservateur en chef du patrimoine départemental - musées du Tarn, Conseil général du Tarn.
La collection « Les mots des musées du Tarn » est une initiative de la Conservation départementale du Tarn pour présenter de manière originale les quatre musées départementaux et permettre aux visiteurs de poursuivre au gré des mots et des images la découverte de la maison littéraire du Cayla, du Musée départemental du Textile de Labastide-Rouairoux, du Musée-mine départemental de Cagnac-les-Mines ou de l’Abbaye-école de Sorèze.
LE LIVRE
L'histoire de l'Abbaye-École de Sorèze s'étend sur 12 siècles. L'abbaye bénédictine, de fondation royale carolingienne, est érigée au pied de la Montagne Noire dans un lieu marécageux près de la rivière du Sor. Les monastères bénédictins, en tous temps et dans tous les pays, ont été des foyers d'études. L'école, près de l'abbaye, est ouverte aux jeunes enfants de la cité et les religieux leur enseignent à lire, à écrire et à prier. Au XVIIe siècle après la reconstruction de l'abbaye, les religieux de Saint-Maur ouvrent une école, appelée séminaire et accueillent les jeunes hommes les moins fortunés de la province.
Dom de Fougeras, éducateur d'avant-garde, met en place un plan d'études très novateur lors de la réouverture de l'école en 1757. L'enseignement dispensé, moins tourné vers les langues anciennes, associe la discipline nécessaire au futur cadet et les exercices destinés à former un parfait gentilhomme. Érigée au XVIIIe siècle en École royale militaire par le roi Louis XVI, les futurs cadets du royaume viennent à Sorèze pour recevoir une instruction et une éducation de qualité.
Ce plan d'études a perduré au XIXe siècle. Le père Lacordaire, hanté par les difficultés rencontrées par la jeunesse, maintient les méthodes de ses prédécesseurs, l'enrichissant de ses propres expériences.
Au XXe siècle l'École de Sorèze, établissement de droit privé depuis la suppression des écoles royales militaires en 1793, est sous contrat
d'association depuis 1961. Les portes de l'établissement scolaire ont fermé en 1991.
Classée Monument Historique en 1988, l'Abbaye-École se veut garante des valeurs qui ont fait connaître, bien au-delà des frontières locales, régionales et internationales, une abbaye et une école dont la devise peut se dire, en ce début du XXIe siècle, Sorèze, l'intelligence et la mémoire d'un lieu.
A partir d’extraits des écrits de l’écrivain Jean Mistler, ancien élève de Sorèze au début du XXe siècle et de la mise en place d’une exposition temporaire des œuvres du peintre anglais, Colin Painter, qui dresse des portraits des élèves qui se sont succédé au cours des siècles, ce livre propose une visite de la célèbre école, faisant une large place à l’image, en favorisant une approche littéraire du lieu. C’est aussi l’occasion de présenter les diverses étapes de sa restauration et sa transformation en musée depuis la fin des années quatre-vingt dix.
Auteur
Brigitte Benneteux, conservateur en chef du patrimoine départemental - musées du Tarn, Conseil général du Tarn.